Cosy·Historique·Polar allemand·Polar/thriller

La Noyée de Berlin, Une enquête de Fräulein Gold, Anne Stern, Moissons Noires

1922
Hulda Gold est ingénieuse, intrépide et très populaire dans les quartiers de Berlin où elle travaille. Grâce à ses visites à domicile, la sage-femme rencontre les personnes les plus variées, et le sort des femmes lui tient particulièrement à cœur.
La Grande Guerre a laissé de profondes blessures, et la jeune république est empreinte d’une atmosphère de renouveau, mais aussi d’une pauvreté amère. Dans le célèbre Bülowbogen, un des nombreux bidonvilles de la ville, Hulda s’occupe d’une femme enceinte bouleversée car sa voisine a été retrouvée morte dans la Landwehrkanal. Mais ce qui passait comme un tragique accident semble plus complexe, car l’inspecteur Karl North s’intéresse de près à cette affaire… Hulda décide de faire des recherches et s’enfonce de plus en plus dans les profondeurs bien sombres de Berlin… Moissons Noires, octobre 2022, traduction de l’allemand par Brice Germain

Premier volet d’une saga qui rencontre un succès considérable en Allemagne, La noyée de Berlin possède tout le charme d’un cosy mystery, et l’ambiance feutrée d’un polar.

On est en 1922, Hulda, est une sage-femme particulièrement à l’écoute des futures mères, attachante par son indépendance et sa curiosité. Lors de l’une de ses visites, on lui parle de Rita retrouvée noyée un matin de mai 1922 dans le Landwerhkanal.

Pour un premier tome qui se veut introductif c’est assez réussi. Évidemment la personnalité de Hulda apporte de la fraîcheur, son histoire personnelle, ses petites habitudes n’étouffant pas l’intrigue, sa personnalité devient vite familière.

Alors même si cela en a tout l’air, ne rangez pas trop vite cette saga dans le cosy mystery.

Exit le côté Tea Time habituel et l’humour qui teinte habituellement ces ouvrages, en quelques pages, ici c’est plutôt l’atmosphère lourde de Berlin qui peine à se dissiper.

La misère, les conditions de l’époque, celles des femmes vont autant imprégner le lecteur de cosy mais aussi de polars par le suspense ambiant, les mystères et le fond de l’intrigue.

Il y a ce côté passionnant, le contexte glaçant et chargé de l’Histoire, car en parallèle de l’enquête, un carnet de notes tenu par la noyée, décrivant les conditions particulièrement sombre d’un hôpital militaire psychiatrique, alterne les chapitres.

C’est une excellente découverte pour ma part, j’ai refermé à regret cette première enquête de Hulda Gold, très bien écrite d’ailleurs, où on se fond dans le décor ce qui procure le même plaisir de lecture que l’on peut avoir avec un polar nordique.

On y trouve d’ailleurs certains aspects similaires, une atmosphère palpable, et les passés fouillés des personnages inhérents à l’intrigue. J’attends la suite avec impatience.

Extrait : Nous, les sages-femmes qui assistons les futures mères chez elles pour les aider à accoucher, nous ne sommes qu’un facteur de risque dans la machinerie. Nos actes sont guidés par des émotions, des instincts, car la confiance des parturientes en nos facultés est tout ce que nous avons. Et on nous confie sans réfléchir plus de choses qu’on ne voudrait.

2 commentaires sur “La Noyée de Berlin, Une enquête de Fräulein Gold, Anne Stern, Moissons Noires

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