Littérature générale·Littérature Noire

BLACKWATER, de Michael MC DOWELL, Monsieur TOUSSAINT LOUVERTURE-Aussi inclassable qu’incontournable !

BLACKWATER, Michael MC DOWELL, traduit par Yoko LACOUR avec la participation de Hélène CHARRIER. Les couvertures des six volumes ont été dessinées par Pedro OYARBIDE sous la direction de MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE

J’avais prévu de lire Blackwater à l’automne, et finalement l’été caniculaire a été plus propice à la lecture que je ne l’imaginais, et puis je crois que j’avais très envie de lire cette saga…Mon mois d’août a donc été rythmé par la lecture de cette saga phénomène : Blackwater a grillé la priorité a ma pal et je ne le regrette pas !

Que dire ? Que ma passion pour la lecture est bien là ! Après des mois et des mois d’errance, à douter de cette passion dévorante, j’ai enchaîné les 6 volets sans jamais me lasser, ni l’envie de reposer mon livre.

Je ne vais pas vous cacher qu’au départ j’ai regardé cet intérêt particulier qu’avaient les lecteurs avec une certaine méfiance, est-ce que le texte était à la hauteur du travail éditorial ? L’histoire justifiait-elle le découpage d’un roman de 1500 pages en 6 volumes séparés ? C’est seulement en les lisant que l’on ne peut que se rendre compte que tout est parfaitement justifié et a de toute façon été initialement publiée à raison d’un volet par mois.

Que ce soit le texte, le travail éditorial, les détails sur les sublimes couvertures nous ramènent à l’histoire de chaque volet, tout est absolument travaillé, pensé et magnifié par le travail artisanal, j’y découvre encore des détails à l’heure où je publie cet article !

Comment ne pas succomber ?

Si le charme et l’efficacité de Michael McDowell ont immédiatement opéré chez moi, il ne faut pas se fier au premier volet La Crue qui est un épisode introductif et qui m’a personnellement plongé dans l’attente de l’aspect fantastique et gothique que j’attendais.

Chaque épisode est différent, dans chacun d’eux, j’y ai trouvé des détails et des aspects qu’il m’avait manqué dans d’autres.

À moins que le style soit rédhibitoire pour vous, je vous conseille fortement de vous faire votre avis sur l’intégralité de la saga ou au moins en partie, c’est à partir de LA MAISON, qui m’a fait frissonner, que tout se déploie de manière imprévisible.

Complètement addictif, sombre et jubilatoire, La maison est celui qui m’aura complètement envoûtée du début jusqu’au la fin. J’ai d’ailleurs passé autant de temps sur les nombreux détails de la couverture (la plus belle de tous à mes yeux) que sur le texte.

Les rancunes et les rancœurs sont légions, ça claque dans tous les sens. La famille Caskey s’étoffe, le mystère qui entoure Elinor planant tout du long, on se dirige vers quelque chose de souvent inattendu, tant sur le fond que sur la forme.

Comme dans LA GUERRE ou LA FORTUNE où les décors et le contexte de l’époque prennent de l’importance, et s’immiscent chez le clan Caskey.

La plume de McDowell est aussi de plus en plus belle et de plus en plus mélancolique. Cette saga écrite il y a 40 ans, dans le seul but de divertir, est pourtant d’une richesse incroyable, elle brasse autant de thématique que d’émotion. Elle est passionnante et captivante, car elle est surtout incarnée et c’est ce qui en fait son succès, je garderai précieusement dans mon cœur de lectrice chaque personnage avec ce qui les caractérise.

Concernant Pluie, la sixième et dernière partie de la famille Caskey, je peux simplement dire qu’il m’a apporté ce qui manquait d’essentiel à mes yeux jusque-là : l’émotion.

Parce que Pluie c’est le temps qui passe, la solitude, l’amour incommensurable et la finesse de la littérature fantastique. Celle qui nous fait frissonner mais aussi celle qui m’émeut dans sa sobriété comme aucun autre genre ne sait si bien le faire.

Tout est entre les lignes dans Blackwater, c’est magnifique. Vraiment !

La fin ne pouvait pas être autrement, sans être imprévisible elle est parfaite.

Blackwater me confirme qu’il y a encore tant d’œuvres originales et singulières à découvrir.

« On meurt tous. Sans exception. Tout le monde dans cette pièce mourra un jour, tôt ou tard. Tout le monde meurt. »

Aussi inclassable qu’incontournable.
Lisez Blackwater.

On a l’impression d’être loin de tout et de tout le monde quand on est à Perdido 🖤

3 commentaires sur “BLACKWATER, de Michael MC DOWELL, Monsieur TOUSSAINT LOUVERTURE-Aussi inclassable qu’incontournable !

  1. Même pas mal, ma Katia. 🤣 Comment tu racontes ça sans raconter. Nan mais faut vraiment que je les trouve, sinon vais tout casser. Bisous à toi et merci 🙏😘

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