Polar/thriller

Des polars parfaits pour voyager à travers des enquêtes !

Des polars parfaits pour voyager ! À défaut de vous proposer ma pal estivale ( parce que je ne me décide finalement pas à la faire, et que je lis selon mes envies) voici quelques polars parfaits, qui vous feront voyager à travers des enquêtes littéraires menées de main de maître par leurs auteurs.
Ces quelques titres que je garde encore en mémoire après les avoir lus il y a déjà quelques années, reflètent parfaitement ce vers quoi je suis profondément attirée lorsque je veux savourer un polar en été, j’ai volontairement mis en avant des titres dont on ne parle pas assez, pas du tout récents, que j’avais sous la main et que je garde d’ailleurs précieusement, vous les trouverez peut-être sur vos étagères ou chez votre libraire préféré.
Les destinations ne sont pas anodines, il n’y a pas de nordiques cette fois, c’est l’été, nouvelles ambiances, nouvelles atmosphères ! Toujours aussi brumeuses, mais plus suffocantes et flamboyantes !


Dolorès Redondo ( Espagne) : Tout cela je te donnerai- Le gardien invisible. On ne présente plus la trilogie du Baztan, mais connaissez-vous Tout cela je te donnerai ? Nous voici dans les magnifiques décors d’une éblouissante Galice, une enquête littéraire et romanesque au sein de l’aristocratie, et résolument contemporaine. Attention, nous sommes bien loin de la culture basque, Dolorès Redondo fait preuve ici de son véritable talent de romancière !
Résumé : Interrompu un matin dans l’écriture de son prochain roman, Manuel Ortigosa, auteur à succès, trouve deux policiers à sa porte. Cela aurait pu n’être qu’un banal et triste accident – une voiture qui, au petit jour, quitte la route de façon inexpliquée. Mais le mort, Álvaro Muñiz de Dávila, est le mari de Manuel, et le chef d’une prestigieuse dynastie patricienne de Galice. Dans ce bout du monde – sublime peut-être, mais aussi le plus archaïque de toute l’Espagne –commence alors pour Manuel un chemin de croix, au fil duquel il découvre qu’Álvaro n’était pas celui qu’il croyait. Accompagné par un garde civil à la retraite et par un ami d’enfance du défunt, il plonge dans les arcanes d’une aristocratie où la cupidité le dispute à l’arrogance.
Il lui faudra toute sa ténacité pour affronter ces fantômes de secrets impunis, pour lutter contre ses propres démons, et apprendre qu’un rire d’enfant peut mener à la vérité aussi sûrement que l’amour.
Traduction : Judith Vernant

Francesco Dimitri (Italie) : Roman très largement incarné par ces amis d’enfance, Le livre des choses cachées se déroule dans un village de la région des Pouilles. Un livre dont on parle très peu, l’auteur possède une écriture remarquable, poétique et ténébreuse, elle fait resurgir les mystères et les tourments du passé, une atmosphère aussi étouffante qu’envoûtante, une merveille !
Résumé : Ils sont quatre. Fabio, Tony, Mauro et Art. Quatre amis d’enfance qui, fidèles au Pacte qui les unit, se retrouvent une fois par an dans leur village natal du sud de l’Italie pour célébrer l’amitié, le temps qui passe et les rêves que l’on poursuit mieux à plusieurs. Mais cette année, Art, le plus flamboyant d’entre eux, n’est pas au rendez-vous.Art a disparu. De nouveau. Comme il y a vingt-deux ans, cette nuit d’été qui l’avait vu s’enfoncer, seul, dans une forêt d’oliviers. Il y avait eu un cri, puis le silence, puis le néant. Personne n’a jamais su ce qui s’était passé à l’époque. Art était réapparu et la vie avait repris son cours. Ses amis le pressentent : cette nouvelle disparition est liée à la première. Mais elle est aussi beaucoup plus inquiétante. Car les années ont fait d’Art un homme à la fois solaire et mystérieux, aux relations troubles et aux passions déroutantes, arpentant en funambule le précipice qui sépare la raison de la folie, comme le révèle ce manuscrit retrouvé chez lui : Le livre des choses cachées. Sous le soleil brûlant des Pouilles, où la mafia contrôle le moindre geste, où les traditions séculaires rythment encore le quotidien et où le surnaturel n’est jamais très loin, la disparition d’Art va confronter chacun à ses secrets, à ses trahisons et à ses fantômes. Traduction : Charles Recoursé

Sophie Loubière ( France) : Black Coffee. Un polar noir bien serré qui se déroule aux USA écrit par une pointure française, un rythme et des détails qui collent parfaitement aux policiers américains, une enquête immersive entre le passé et le présent. À découvrir absolument !
Résumé :Narcissa, Oklahoma, juillet 1966. Un jour de grand beau temps, un homme fut pris d’un coup de folie. Il égorgea une femme dans une maison et poignarda une petite fille dans le jardin. Il laissa pour morte une mère de famille et son fils, puis repartit à bord d’une Ford Mustang, couvert de sang. Été 2011. Une Française, Lola Lombard, part à la recherche du père de ses deux enfants, volatilisé sur la route 66. Sa seule piste : un cahier que son mari lui aurait envoyé et qui pourrait bien être la preuve de l’existence d’un des plus ahurissants criminels que les États-Unis aient connu… et dont le chemin traversait déjà la petite ville de Narcissa à l’été 1966.  » Dans ce dédale de sensations à fleur de cœur et de peau, Sophie Loubière déroule sa pelote via la peinture d’une Amérique plus désabusée qu’à son tour.  » Rolling Stone

Marie Neuser ( France) : Prendre Lily suivi du second Prendre Gloria. C’était pour moi un immense coup de odeur à l’époque ! Marie Neuser relate ici dans les moindres détails un fait divers sordide qui a secoué l’Italie entière ! Une enquête minutieuse, complexe même si l’identité du coupable nous est révélé dès les premières pages… C’est plus que fouillé, c’est captivant et on en redemande !
Résumé : une mère de famille retrouvée assassinée dans sa baignoire, les doigts comme un écrin renfermant deux mèches de cheveux. Le corps d’une étudiante coréenne abandonné la nuit dans un quartier désert. Et des jeunes femmes qui témoignent : leurs cheveux coupés net, tandis qu’elles vivent, marchent, respirent dans une petite ville balnéaire d’Angleterre qui ne connaît pas les débordements.
Non loin de la salle de bains de Lily Hewitt vit Damiano Solivo. On lui donnerait le bon Dieu sans confession si ce n’étaient ces déviances auxquelles il s’adonne en secret. Mais son épouse peut le jurer : Damiano est innocent. Damiano est même victime. Victime, oui : de la complexité d’une machinerie sociale et judiciaire qui sait comment on façonne les monstres.  » L’écriture fiévreuse sert magnifiquement la voix du narrateur, qui confond parfois justice et vengeance.  » Télérama

Valerio Varesi ( Italie) : Le fleuve des brumes. Premier tome de la saga du commissaire Soneri, petit dernier que je viens donc de découvrir. Dans ce genre de polar je veux bien accepter que l’intrigue reste secondaire, alors que le rythme est loin d’être endiablé je l’ai dévoré en une seule journée tant la plume est belle et l’atmosphère si parfaitement retranscrite ! J’ai retrouvé en Valerio Varesi, ce que j’aime chez Arnaldur INDRIDASON,la petite touche historique qui en fait un polar parfait porté par un personnage encore mystérieux pour moi mais m’a qui donne envie d’en savoir davantage ! Traduction Sarah Amrani
Résumé : La pluie tombe sans discontinuer et les eaux du Pô montent dangereusement. Dans le brouillard, une péniche dérive sans personne à bord : où est passé Tonna, le batelier ? Étrange. D’autant que la même nuit, son frère est retrouvé mort dans un accident suspect. Le commissaire Soneri se plonge dans le passé des deux hommes et exhume leurs lourds secrets. Sur les rives du fleuve, rien n’a été oublié des combats de la Seconde Guerre mondiale. Ni pardonné.


Eva Garcia Saenz de Urturi : Le silence de la ville blanche, (disponible en poche) ma chronique ici : Le Silence de la ville blanche, il y a beaucoup de secrets, et leurs parts d’obscurité qui nous replongent en alternance dans l’histoire de la communauté de Vitoria dans les années 1970, une partie poignante qui amène ce supplément d’âme au récit et plus on a l’impression que l’intrigue se resserre, plus l’auteure dévoile astucieusement de nombreuses cartes dont celle du polar traditionnel ancré dans la culture espagnole et ses valeurs ; la transmission familiale, l’importance de ceux qui nous entourent par ce personnage clé, mystérieux, la bienveillance.  
Je suis en train de lire au rythme que cela mérite sa suite Les rites de l’eau, vous en saurez plus prochainement 🙂 Traduction Judith Vernant

Ayant découvert les polars espagnols et italiens en 2019 grâce à Dolores Redondo, ils sont incontournables, il me reste encore de nombreux auteurs à lire, alors n’hésitez pas à me faire part des nombreux titres que vous avez aimés.

Tome 1 : Le gardien invisible, traduction Marianne Millon
Tome 2 : De chair et d’os, traduction Anne Plantagenet
Tome 3 : Une offrance à la tempête, traduction Judith Vernant
Tome 4 (prequel) : La face nord du coeur, traduction Anne Plantagenet

Très bel été à tous !

5 commentaires sur “Des polars parfaits pour voyager à travers des enquêtes !

  1. Merci pour cette sélection Katia. Comme toi, je me laisse guider par mes envies, et en ce moment, ce sont souvent des articles comme celui-ci qui m’aident à trouver ma prochaine lecture. Black Coffee est un de mes romans préférés, mon tout premier de Sophie Loubière. Par contre, cela fait longtemps que je veux lire Dolores Redondo, je me laisserais peut-être tentée par « La gardien invisible ».

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