Polar/thriller

Surface-Olivier Norek- Edition Michel Lafon

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Présentation de l’éditeur

Prix Maison de la presse 2019.

Un grand roman, baigné d’une profonde humanité.  » Julie Malaure, Le Point »
Norek se renouvelle encore et nous étonne toujours : sacrée réussite !  » Hubert Artus, LiREIci »

Personne ne veut plus de cette capitaine de police. Là-bas, personne ne veut de son enquête. Avec Surface, Olivier Norek nous entraîne dans une enquête aussi déroutante que dangereuse. Un retour aux sources du polar, brutal, terriblement humain, et un suspense à couper le souffle.

Je ne vais pas emprunter plusieurs chemins pour donner mon simple ressenti de lecture à propos de  » Surface » le dernier polar d’Olivier Norek . Si j’étais assez enthousiaste dans la première partie j’ai déchanté au point d’être lassée et frustrée par cette intrigue prometteuse et originale qui finalement se révèle être illusoire.

Lors d’une interpellation, la capitaine Noémie Chastain se retrouve défigurée, le visage ravagé par une balle de fusil de chasse, la mâchoire, l’œil et le cuir chevelu sont atteints, les plombs ont fait des dégâts et le souffle de la balle lui a arraché la joue.
Son retour au commissariat est compromis par sa hiérarchie, qui voudrait quotidiennement voir le visage des risques du métier … ?
Sous un fallacieux prétexte le procédé pour l’évincer est consternant…Noémie Chastain est donc déployée pour un mois seulement à Decazeville dans l’Aveyron, pour se reconstruire.

Fraîchement arrivée elle décèle très vite des animosités et quelques failles au sein de cette communauté…

Olivier Norek s’affranchit de la brutalité du quotidien des unités de police, on est bien loin de Code 93 certes, mais Surface n’est pas dénué de réalisme pour autant. Dans la première partie, les traumatismes, la reconstruction et la reconnexion de Noémie à son « moi » sont exploités avec la sensibilité et l’humanisme qu’on reconnaît à l’auteur et des valeurs déjà bien dégagées dans ses précédents polars.

Je vais faire simple et être directe, Noémie est un excellent personnage, dans la première moitié seulement ; elle se plie à sa hiérarchie, elle s’arme de courage, de patience et de force, dans l’espoir de réintégrer son équipe. Sans elle, il n’était pas certain que j’aille au bout de cette histoire qui se perd dans la deuxième partie alors que c’est ici seulement que les mystères autour de Decazeville et plus précisément à Avalone qu’ils s’épaississent…
On découvre que la ville a été engloutie en 1994 et est reconstruite à l’identique, un corps resurgit et c’est tout un village en ébullition.
Une vieille affaire non classée, un cold-case comme on les appelle refait surface avouez que ce n’est pas commun. On est en plein polar rural, avec une ambiance qui se met en place tranquillement et ce n’est pas pour me déplaire ! À cet instant je suis heureuse du tournant que prend l’auteur !

Pourtant c’est bien à partir de ce moment là que j’ai ressenti un désintérêt total pour l’histoire, je sens que l’intrigue ne sera pas complexe, il y a peu de personnage, et ce n’est pas grave, mais je regrette que certaines situations prennent trop de place au dépens de l’enquête et de l’intrigue. Je ne savais plus la situer, ni la part d’importance qu’elle possédait tant les divagations sont nombreuses. Finalement l’histoire de ce cold-case n’est pas creusée, les thématiques très peu développées. Noémie en perd même de sa profondeur et je suis encore étonnée de son évolution qui est prévisible dès son arrivée à Avalone au gré de ses rencontres.

En plantant le décor au cœur de cette communauté aux personnages  sinistres et de leurs désespérances, l’atmosphère rurale noire peine elle aussi à percer. Le mélange ne prend pas alors que l’auteur emploie un style direct et simple, qui se révèle toujours efficace, pourtant j’ai ressenti des longueurs, alors qu’il n’y a pas de développement ni de description à faire pâlir les plus réfractaires ! C’est justement ce manque de densité et de complexité qui ont provoqué ma lassitude et ma frustration dans la dernière moitié. L’histoire méritait d’être creusée sur bien des points et amputée de certains passages.

Je ne reproche pas au roman sa simplicité, j’aime d’ailleurs les intrigues simples, les polars « chabroliens » aussi, mais j’aime surtout quand la simplicité sert un propos, une ambiance même sous-jacente, force est de constater que « Surface » ne m’aura séduite qu’en partie seulement, grâce au personnage de Noémie qui ne manque pas d’attraits ni de finesse, une belle mise en lumière qu’offre l’auteur…

Surface-Olivier Norek- Michel Lafon-avril 2019

7 commentaires sur “Surface-Olivier Norek- Edition Michel Lafon

  1. Tu as peut-être raison sur un certain manque de profondeur (n’y voit pas un mauvais jeu de mots 🙂 ) mais je pense que les qualités de Norek reposent plutôt sur sa connaissance humaine et, de mon côté, j’y ai trouvé pleine satisfaction.
    Mais je peux comprendre qu’on en attende plus…

    Aimé par 1 personne

    1. Tout à fait, je me doutais bien qu’on allait pas entrer dans une enquête fouillée et détaillée, l’équilibre était parfait dans la première partie, malheureusement même son personnage perd de sa s’abîmer au fur et à mesure 😕

      J'aime

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