Littérature générale

Un jour de ta vie ~ Véronique Rivat ~ Prix des Auteurs Inconnus

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Un jour de ta vie de Véronique Rivat concourt au Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie littérature noire.

Un jour de ta vie est  publié chez Evidence Editions, il est le premier roman de l’auteure.

Je ne sais même pas par quoi commencer. Pour vous donner le ton et annoncer la couleur si cette lecture n’avait pas été dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus, je l’aurais abandonnée. Pour résumer ce qui va suivre, je me suis sentie flouée sur le contenu, mais surtout sur sa participation en littérature noire.  Ce roman est classé en fiction, mais il y a une grande part d’autobiographie, ce qui est d’autant plus difficile de devoir donner un avis. Pour moi ça ne l’a pas fait, ma chronique et mon ressenti sont strictement personnels et n’ont en aucun cas pour but de blesser, j’espère refléter au mieux mon état d’esprit lors de la lecture du roman.

Résumé :

Florent, gendarme mobile dans le nord de la France rencontre Alexandra dans un bar le 14 juin 1994. Immédiatement, il tombe amoureux fou de la jolie blonde à demi irlandaise. Ils vont s’aimer passionnément. Le 6 octobre 1995, au retour d’une mission en Corse, Florent prend sa voiture et quitte précipitamment la caserne sans autorisation après avoir été accusé de vol par son commandant d’escadron. Huit jours plus tard, on le retrouve en Belgique, une balle dans la tête. Bien que l’enquête judiciaire retienne la thèse du suicide, Alexandra n’y croit pas. Elle va entamer des recherches et diligenter sa propre enquête avec l’aide de la mère de Florent et d’une amie avocate. 

Cette lecture n’a pas été particulièrement agréable comme je le dis précédemment, j’ai tendance à ne pas me fixer sur les premières pages et laisser le temps aux auteurs d’installer leur intrigue, leur style. C’est donc assez confiante que j’ai démarré cette histoire, je fais la connaissance de Flo et je devine vite qu’il va être le narrateur principal. De ses yeux, on vit son assassinat dès les premiers chapitres. Flo est sorti de son corps et se voit mourir. Le début est assez touchant, le style reste simple mais n’en est pas moins dénué d’identité pour autant, j’arrive même à être touchée même si j’ai quelques fois soupiré et levé les yeux au ciel par les clins d’œils au film mythique GHOST.
En arrivant à presque la moitié les signes d’agacement commence à poindre là, je me dis qu’on est pas du tout en littérature noire. Où est l’intrigue dont on parle dans le résumé ? Certainement pas au début, ni au milieu, ni ailleurs sauf à quelques pages de la fin où le dénouement est largement prévisible depuis le début.  Car il ne s’agit pas d’une enquête à proprement parler mais d’une recherche d’aboutissement, d’une quête voir un témoignage de pureté, on parle de la douleur et du deuil aussi. 

Ce roman est composé d’une alternance entre le passé et le présent. Dans le passé, ce sont essentiellement des tranches de vie du couple : leur rencontre, les présentations familiales, leurs vacances et tant d’autres. Dans le présent, le temps va paraître long, très long. Les véritables recherches ne commencent pas immédiatement, Alex est sans cesse baladée par les différentes institutions. Et ce n’est pas l’intrigue principale, elle se situe ailleurs, dans l’au-delà. L’âme de Flo est présente au coté d’Alex et là ce qui m’a touchée au début m’a profondément agacée par la suite, sans parler de la lassitude qui me guette quand arrive la moitié, puis la fin et que rien ne change.

Parce qu’il faut que je précise aussi que cette touche romantique est vite devenue insupportable, les dialogues sont lourds. Sans exagération et cela est vérifiable, il n’y a pas un chapitre, pas un dialogue sans  » Oui mon Loulou » « Mon poussin » « Ma muse ». Ça peut prêter à sourire dit comme ça et me faire passer pour une non romantique, celle que rien ne touche. Alors que justement, c’est tout le contraire, car  le choix des mots, la subtilité m’ont manqué. À trop vouloir nous faire comprendre et nous montrer à quel point Alex et Flo s’aimaient. J’en ai été mal à l’aise car  il ne fait aucun doute que derrière l’écriture de ce roman, se trouve une grande sincérité, l’auteure à quelque chose à raconter. On se rend compte que c’est est aussi un récit qui possède une part d’autobiographie pas forcément déguisée puisque l’auteure en parle au début. Là encore, je suis gênée de retrouver ce livre en littérature noire. Je ne sais pas où le situer d’ailleurs. J’aurais aimé retrouver cette thématique surnaturelle en finesse, dans une autre sensibilité, une autre écriture car, le style simple, sans aspérité ne m’a pas touchée. 

6 commentaires sur “Un jour de ta vie ~ Véronique Rivat ~ Prix des Auteurs Inconnus

  1. Bonjour,
    Je viens de lire votre chronique sur mon roman et je suis sincèrement déçue de ne pas avoir réussi à vous faire passer son message. Il a eu cette fois et pour la première fois depuis sa parution d’ailleurs, un effet boomerang auquel j’étais bien loin de m’attendre ! En effet, dans la fiction (ainsi que dans la réalité), Florent Colson, le héro est tué par ses collègues d’une balle de fusil de chasse dans la tête et c’est cette même balle que vous retournez contre l’auteure aujourd’hui. mJe terminerai sur une pointe d’humour car heureusement cette fois, le projectile est inoffensif : ça plombe ! Mais c’est le jeu, d’autant plus que nous avons tous des sensibilités différentes.
    Merci en tout cas d’être allée au bout de la souffrance que je vous ai imposée bien malgré moi en me lisant jusqu’à la dernière ligne.
    Bien à vous.
    Véronique Rivat

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    1. Bonjour Véronique, je me doutais bien que cette chronique allait vous toucher, ce n’est jamais une partie de plaisir d’écrire un tel ressenti. Je pense sincèrement que votre roman n’est pas dans la bonne catégorie, l’enquête est vraiment très peu présente, et votre style d’écriture reste très léger pour être une plume de la littérature noire. Comme je l’ai dit, je respecte votre travail, je n’ai pas été insensible à votre histoire, mais objectivement j’ai vraiment été dans l’attente avec votre roman qui bénéficie d’ailleurs de nombreux commentaires tous élogieux. Aussi le côté autobiographique m’a beaucoup gênée, à partir de là il m’a été difficile de donner une critique, sans remettre en cause votre histoire alors que ce n’est pas l’objectif. Je ne juge et ne parle que du texte rien que du texte. J’espère sincèrement que vous comprenez mon point de vue.

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  2. bonsoir Katia,

    Figurez-vous que le choix de la catégorie fût un cruel dilemne pour moi et pour mon éditeur aussi. Mais comme c’est un fait divers inspiré d’une histoire vraie, on a opté pour la collection clair-obscur. Évidemment, lorsque j’ai décidé d’inscrire le roman au prix des auteurs inconnus, la question s’est une nouvelle fois posée. J’ai demandé son avis à l’une d’entre-vous qui m’a conseillé de conserver la catégorie de l’édition puisque c’était un fait divers. Toutefois, je ne pense pas que votre ressenti aurait changé si je m’étais inscrite dans la littérature blanche, je me trompe ?
    S’agissant de l’enquête que vous qualifiée de peu présente, la contre-enquête que j’ai menée pendant 20 ans dans la réalité occupe 60% du livre. Mais je sais… quand on n’accroche pas… on n’y peut rien (il m’arrive de ne pas aimer un livre aussi et parfois il s’agit d’un best-seller !) Je ne vous en veux pas du tout ! la seule chose que je regrette c’est de ne pas avoir réussi à vous rallier à ma cause… car je vais vous dévoiler le deuxième but de ce livre : c’est de pouvoir obtenir le morceau de l’histoire qui me manque dans la vraie vie (que j’ai imaginé et rêvé dans la fiction). Et grâce aux organisatrices et aux chroniqueuses du prix des auteurs inconnus pour lequel j’ai eu le privilège d’une sélection (même si je ne suis pas dans la bonne case), j’ai reçu quelques messages privés, j’ai rencontré des gens qui m’ont fait quelques révélations intéressantes. Donc, je vous remercie de me permettre de pouvoir poursuivre mon combat dans la réalité et je vous renouvellerai mes remerciements à la fin du concours quoiqu’il advienne.
    Lorsque j’aurai atteint le but de mon existence, j’écrirai ma biographie. J’écrirai que pour faire éclater la vérité et rendre son honneur à Florent, j’ai fini par écrire un roman « Un jour de ta vie » et que sans le savoir, les organisatrices d’un concours littéraires me sont venues en aide et cela quelques soient leurs critiques !
    Vous savez maintenant ce qui se cache entre les lignes de ce roman mal classé !
    Bonne soirée et merci encore !

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