Polar/thriller·Roman noir

Après la neige, Cédric Véto ( Cétro) Auto-édition

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Je vais d’abord parler de cette magnifique couverture, tellement évocatrice. Chacun se l’appropriera à sa façon, chacun y verra ce qu’il veut bien y voir. Cette histoire qu’est Après la neige reflète exactement l’esprit de cette couverture.

Après la neige est un roman artistique,  oh ca me plaît bien cette estampille.

Écrire c’est un art, il n’est pas sans rappeler un de ses précédents romans Au nom de l’Art, mais sous une autre forme, un autre contexte. Un art littéraire tant sur le fond que sur la forme. Ce roman nous pousse à avoir une ouverture d’esprit, chasser des idées préconçues sur ceux ( et pas ce) qu’on ne veut pas voir, nous confronter aussi à la réalité de certains faits, au même titre de l’art qui dénonce et de ces œuvres engagées, c’est un art.

Après la neige se déroule comme un film d’auteur qui vous secoue et vous remue tant c’est politiquement incorrect, irrévérencieux, et  dramatique.

Un roman dramatique, un roman noir porté par des propos plutôt insolents. Avec la même gouialle que ses billets d’humeurs, la première phrase « —Tenez-moi cette merde ! » donne le ton. J’étais prévenue que ce roman n’était pas dans la même veine que Je reviendrai hier (je vous cite celui-ci parce que c’est le dernier). J’étais prévenue de sa gouaille irrévérencieuse. N’attendez aucune forme de politesse, c’est sans concession avec beaucoup de moments à serrer les dents tant c’est réaliste.

Mais voilà pour ceux qui aiment Cétro dans un genre plus « conventionnel » je vous rassure ca n’enlève rien à ce que j’aime retrouver dans ses romans : l’émotion. À sa façon certes, de par les personnages que ce soit celui de Maximilien pour qui l’empathie n’est pas immédiate, mais qui de par son passé, raconté par la plume de Cétro m’a émue. Et comment ne pas succomber à Marij, l’âme de de ce roman, celle que j’ai adoré suivre, celle qui donne tout ce qui lui reste, après qu’on lui ait tout pris. Ce sont les deux personnages forts de ce roman, que j’ai terminé ce matin, avec encore une fois une fin qui m’a surprise.

J’en profite parce que l’occasion est trop belle, et que si ce n’est pas sur ce retour que je peux le faire je ne le ferai jamais, pour « la chroniqueuse virtuelle, celle qui n’aurait fréquenté aucune école, qui poste ses avis pour des talents virtuels » la lectrice que je suis a adoré ce roman, je l’ai lu en deux fois, et encore une fois prouve le talent qu’à l’auteur de m’embarquer dans des histoires où je n’en sors pas indemne. Bon j’ai pas la même verve que ce cher Cetro mais le cœur y est 😉

Certaines personnes, rares, débordent d’une humanité renversante, et leur présence vous met à nu.

Tout ce que vous avez profondément enfoui resurgit alors avec force, et vous révèle votre réelle personnalité, non plus ce rôle que vous vous évertuez à jouer au quotidien

Je remercie L’auteur Cedric Veto dit Cetro pour ses écrits, de m’avoir confié son roman en avant-première pour cette lecture qui encore une fois laissera ses traces.

Résumé :Maximilien Devot n’est plus, depuis bien des années.
Ne reste que Max, dealer éduqué et moderne, craint et redouté à défaut d’être respectable et respecté.
Sans scrupules ni regrets, épaulé par Fabio, son associé, il règne sur une partie de la ville d’une batte de fer et de la main des affaires, et entend conserver le haut du pavé.
Entre camés et prostituées, habitants sans avenir ni projets, dans ces rues jonchées de seringues et de capotes usagées, souffle un hiver mordant de cruauté.
Dans cette crasse organisée ne poussent plus que malheur et inhumanité.
Seule une personne dans ce quartier, rescapée de ce naufrage généralisé, semble avoir toujours pied, ne pas sombrer dans cet océan de misère sociale et humaine, et ne pas se préoccuper des activités de Max et de Fabio le déjanté.
Une vieille personne. Droite en dépit du poids des années, droite malgré ce monde qui s’effondre et se dérobe sous ses pieds.
Une rencontre dont Max ne pouvait soupçonner l’importance.
Un simple regard échangé qui va dès lors le hanter et l’obséder.
Qu’est-ce qui anime cette vieille femme ?

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